Je relie l’est et l’ouest
Jeudi 15 octobre 2015 — Dernier ajout dimanche 29 mai 2016

Le mouvement de la vie

Au bord de l’eau de là

Chaque moment est précieux, mon métier et mon art c’est de vivre. Je vous citerai ce poème de Pablo Neruda, qu’il accompagne mon nouveau chemin

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
 
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
 
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
 
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés
 
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
 
Vis maintenant !
 
Risque-toi aujourd’hui !
 
Agis tout de suite !
 
Ne te laisse pas mourir lentement !
 
Ne te prive pas d’être heureux !

Pablo Neruda

oser Bordeaux me revoila